lundi 1 février 2016

Ralentir


DANS TOUT CE QUE TU FAIS, HÂTE-TOI LENTEMENT

Ralentir :
réduire sa vitesse (to slow down en anglais)
Synonymes : freiner, modérer, retarder, temporiser 
Mais aussi : lever le pied...


Pour préparer cet article, que je voulais "un peu argumenté"...j'ai cherché des infos...du fond, sur la question...et je dois bien avouer que j'ai eu le plus grand mal à en trouver, tant cette idée de ralentir a été phagocytée par la "bobo attitude" qui a hissé la "slow life" dans les premiers rangs du top ten des "musts-branchés", au même titre que le "brunch" ou le panier hebdomadaire associatif mode AMAP
Vous me direz, tant mieux : on avance !
Mais, si il y a quelques années, on passait pour un contestataire dès qu'on touchait au sacro-saint "time is money", il semble que depuis, le concept ait été assez mâchouillé par les chantres de la "green attitude" pour s'être vidé de sa substance et transformé en une sorte de bouillie verdâtre !

Je suis déçue...c'est un sujet qui me tient tellement à cœur, et sur lequel, je pense, il y a tant à dire et à méditer...

Il faut dire que le concept avait de quoi séduire...ralentir, c'est une philosophie de vie dite "holistique" (d'où sa propension à devenir "fourre tout")...La lenteur apparaît aujourd'hui comme éthique et responsable...le bien être individuel enfin réconcilié avec la durabilité collective! Yeah!
(même si moi j'ai envie de dire que c'est le cas pour n'importe quelle démarche empreinte d'humanisme et de respect de l'environnement...généralement, c'est bon pour nous, bon pour la planète...et aussi pour notre porte-monnaie ! Bref!)

Tout part d'un constat simple : dans notre monde où tout va de plus en plus vite, nous sommes tous devenus fous d’impatience : que nous soyons internaute, consommateur, amant, étudiant, travailleur, manager, patron, financier, citoyen, élu, président… nous voulons que ça aille vite, toujours plus vite. Or, ça ne marche pas. Ou plutôt si, ça marche… jusqu’à la catastrophe. On se détraque la santé, on perd ses amis, les entreprises se cassent la figure et on se lance dans des politiques immatures, avec souvent de très gros dégâts, humains et/ou écologiques...c'est la crise, quoi !
Crise financière et inquiétudes climatiques ont servi de catalyseur aux diagnostics d’une société en surchauffe. L’an dernier, Jean-Louis Servan-Schreiber a publié « Trop vite » (Albin Michel), critique du court-termisme qui domine un champ politique éperonné par les sondages, une économie soumise au bilan trimestriel et nos actions quotidiennes : repas sur le pouce, speed dating, consommation frénétique, ère du jettable dans les produits de consommation comme dans les relations humaines, etc. 


«Chi va piano va sano » disent les italiens, et ils savent de quoi ils parlent. 
Pour les défenseurs de la slow-attitude, qui ne sont pas tous des consommateurs de marijuana ou des italiens contrairement à ce qu'on pourrait penser, la lenteur n'est pas du tout la marque d'un esprit dépourvu d'agilité ou d'un tempérament flegmatique ; non, pas du tout. Elle peut signifier que chacune de nos actions importe, que nous ne devons pas l'entreprendre à la hâte avec le souci de nous en débarrasser.
Le Slow n’est pas une perte de temps mais une manière de vivre les choses en conscience.

Nous y voilà, enfin...après avoir à peu près tout lu au sujet du "slow"...choisir son rythme de vie, "revenir à nos racines"...manger bio et local...redécouvrir la cuisine de nos terroirs...euh ?....c'est très bien, mais...comment dire...on est dans le grand fourre tout là, non ??

Vivre en conscience...voilà qui me parle...j'entends " pleine conscience"...!

 Selon la définition de Jon Kabat-Zinn, la pleine conscience est un état de conscience qui résulte du fait de porter son attention, intentionnellement, au moment présent, sans juger, sur l’expérience qui se déploie moment après moment.


Le moment présent, c'est être présent en toute conscience... être présent dans une paix simple. Oui, nous avons tous gouté à ces instants un jour ou l'autre en méditant, en simplement discutant avec un ami, en jouant aux cartes, ou en préparant un bon plat. Le moment présent est un moment simple. Si vous attendiez à voir des feux d'artifice avec une méthode extraordinaire... désolé  le moment présent est un calme, une quiétude. Ce n'est plus réfléchir et trouver des philosophies élaborées. C'est juste regarder dans son coeur. C'est là que tout se passe, l'amour pour vous même! - See more at: http://www.momentpresent.com/2012/05/23/le-moment-prsent-le-changement-durable/#sthash.9VU0HqA5.dpuf
Le moment présent, c'est être présent en toute conscience... être présent dans une paix simple. Oui, nous avons tous gouté à ces instants un jour ou l'autre en méditant, en simplement discutant avec un ami, en jouant aux cartes, ou en préparant un bon plat. Le moment présent est un moment simple. Si vous attendiez à voir des feux d'artifice avec une méthode extraordinaire... désolé  le moment présent est un calme, une quiétude. Ce n'est plus réfléchir et trouver des philosophies élaborées. C'est juste regarder dans son coeur. C'est là que tout se passe, l'amour pour vous même! - See more at: http://www.momentpresent.com/2012/05/23/le-moment-prsent-le-changement-durable/#sthash.9VU0HqA5.dpuf
Le moment présent, c'est être présent en toute conscience... être présent dans une paix simple. Oui, nous avons tous gouté à ces instants un jour ou l'autre en méditant, en simplement discutant avec un ami, en jouant aux cartes, ou en préparant un bon plat. Le moment présent est un moment simple. Si vous attendiez à voir des feux d'artifice avec une méthode extraordinaire... désolé  le moment présent est un calme, une quiétude. Ce n'est plus réfléchir et trouver des philosophies élaborées. C'est juste regarder dans son coeur. C'est là que tout se passe, l'amour pour vous même! - See more at: http://www.momentpresent.com/2012/05/23/le-moment-prsent-le-changement-durable/#sthash.9VU0HqA5.dpuf
Le moment présent, c'est être présent en toute conscience... être présent dans une paix simple. Oui, nous avons tous gouté à ces instants un jour ou l'autre en méditant, en simplement discutant avec un ami, en jouant aux cartes, ou en préparant un bon plat. Le moment présent est un moment simple. Si vous attendiez à voir des feux d'artifice avec une méthode extraordinaire... désolé  le moment présent est un calme, une quiétude. Ce n'est plus réfléchir et trouver des philosophies élaborées. C'est juste regarder dans son coeur. C'est là que tout se passe, l'amour pour vous même! - See more at: http://www.momentpresent.com/2012/05/23/le-moment-prsent-le-changement-durable/#sthash.9VU0HqA5.dpuf

Vivre le moment présent, en conscience...
L'instant présent et la pleine conscience méritent chacun un article...je vais m'y atteler...
 

L’attention juste ou pleine conscience consiste à ramener son attention sur l'instant présent et à examiner les sensations qui se présentent à l'esprit, comment elles apparaissent, comment elles durent quelque temps, et comment elles disparaissent. Cette pratique permet de se rendre compte de façon directe si une sensation est quelquefois permanente ou bien toujours impermanente et d'examiner la matière, les perceptions, les habitudes mentales positives ou négatives, la conscience, comment toutes les choses apparaissent, comment elles durent et comment elles disparaissent. L'observateur reste neutre et silencieux (le "silence mental") en examinant l'apparition et la disparition des sensations agréables, neutres ou désagréables, sans juger, sans chercher à retenir la sensation agréable ou à rejeter la sensation désagréable. L'observateur fait l'apprentissage du détachement et il se libère progressivement de la matière, de la sensation, de la perception, des conditionnements mentaux, de la conscience.



Parce que pour moi, le grand intérêt du "slow", comme ils disent, c'est quand même d'arrêter de courir après tout et rien...après le temps...et jouir du moment présent, en toute simplicité, sachant que c'est tout ce qui existe vraiment, le présent, puisque le passé n'est plus et le futur pas encore ! Se détacher de ses souvenirs et de ses regrets sur le passé, de ses peurs et ses angoisses pour le futur...pour vivre, juste, le moment présent qui est la seule richesse que nous possédons vraiment !

Alors oui...quand on ralentit, qu'on prend le temps de sentir, de regarder, d'écouter...de se demander ce qui est vraiment important pour nous...bien sûr on s'éloigne peu à peu de la frénésie de consommation, de la boulimie d'information et d'occupations multiples...on se "voit" entrain de regarder la télé, surveiller les enfants, manger et pianoter sur les réseaux sociaux et de téléphoner en même temps avec la main qui nous reste de libre !...on prend conscience de notre ridicule...et peu à peu on change, on laisse tomber un certain nombre de futilités pour se tourner vers...comment dire ...un peu plus de profondeur?...de la vraie vie, quoi!

J'ai trouvé quelques trucs qui parlent de ça quand même :

"Et si nous levions le pied pour faire moins mais mieux ?
Si nous arrêtions de dicter notre volonté, à soi comme à ce qui nous entoure, pour mieux saisir ce qui se passe en nous et autour de nous ?
Si nous réapprenions la patience voire même la paresse, acceptions, enfin, que tout n’est pas qu’une question de désir mais aussi de temps…
Le principe de la « slow life » est de privilégier la qualité à la quantité, 
de laisser le temps au temps et la nature faire ses preuves : simplicité, frugalité, plaisir!"




mercredi 16 avril 2014

vendredi 28 février 2014

"Saveurs provençales" une boutique solidaire à côté d'Opio (06)


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Il suffit parfois de prendre son vélo et aller se balader juste à côté pour découvrir de chouettes initiatives...ici, c'est ce panneau qui a attiré mon regard...l'idée de "paniers"...surtout tout près d'une exploitation, cela présage souvent de choses sympa...



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"Saveurs provençales"
économie solidaire

Il n'en fallait pas plus pour que je pose mon vélo, le temps d'aller voir de plus près.
La boutique vend des légumes produits ici et tout un tas de produits transformés sur place : âte d'olives, ratatouille, confitures...
Il s'agit de la boutique de l'ESAT la bastide : des personnes en situation de handicap produisent, transforment et vendent sur place leur produits...! C'est le domaine que vous voyez sur la photo.

Retrouvez leur site internet, et si vous passez par là, passez les voir, vous ne serez pas déçu !

mardi 25 février 2014

Repenser nos apports en calories

Je viens de trouver cet article sur le magazine Socialter...il explique bien mieux que je ne saurais le faire, le fond de ma pensée concernant l'alimentation, et en particulier l’aberration écologique que représente la consommation effrénée de viande à laquelle nous a habitué notre société...
Ce qu'il faut savoir c'est que cette consommation quotidienne de protéines animales est récente...et culturelle...entendez nos grands parents mangeaient sans aucun doute beaucoup moins de viande que nous et dans d'autres sociétés, il en va différemment aussi...! Pour les générations de l'après guerre, sans doute, la consommation quotidienne de viande (ou poisson) est associée à l'aisance économique...on a les moyens, on a réussi ! Mais pour nous...soyons sérieux...la viande, consommée en grande quantité, n'est pas bonne pour notre santé, elle est une catastrophe pour notre porte monnaie...et fait de nous des pilleurs de la planète !!!
Il est grand temps de changer nos habitudes, non ?

Je vous livre ci-dessous l’article de Socialter, et vous mets à la suite un petit article que j'avais écrit sur le même sujet dans un de mes blogs il y a quelques années : 

Produire moins pour nourrir la planète ?

Produire moins pour nourrir la planète ?

Rendement et productivité ne suffiront plus à répondre aux besoins de nourriture d'ici 2050. Une piste ? Mieux répartir nos récoltes. Avec un objectif à la clé : nourrir 4 milliards de personnes en plus. Explications.
Tout est affaire de choix. Cultive-t-on la terre pour nourrir les hommes, les animaux ou bien pour fabriquer des biocarburants ? Les trois à fois, sans doute. Mais les ressources de la planète en pâtissent. Depuis le 20 août dernier, nous sommes en effet entrés en période de « dette écologique » : cette année, « en huit mois, l’humanité a consommé la totalité du budget écologique annuel de la Terre », explique  l’ONG Global Footprint Network. Compte tenu du rythme de l’activité humaine, les ressources naturelles n’ont plus le temps de se régénérer.
Repenser l’usage de nos calories
Dans leur récente étude « Redefining agricultural yields : from tonnes to people nourished per hectare », la chercheuse Emily S. Cassidy et ses collègues de l’Institut de l’Environnement de l’Université du Minnesota établissent le constat suivant : nul besoin de cultiver deux fois plus de terres pour nourrir la planète. Car « actuellement, 36 % des calories produites par les récoltes mondiales servent à nourrir des animaux et seuls 12 % de ces calories contribuent in fine à notre alimentation, à travers de la viande ou des produits d’origine animale », précisent les chercheurs. La part de calories consommables destinée à la production de biocarburants a quant à elle quadruplé entre 2000 et 2010.
Ils estiment que si nos récoltes étaient uniquement destinées à l’alimentation humaine directe, la part de calories consommables disponible pourrait augmenter de 70 %, ce qui permettrait de nourrir 4 milliards de personnes en plus (à raison de 2 700 calories quotidiennes par personne). Soit davantage que les deux à trois milliards d’êtres humains supplémentaires qui peupleront la planète d’ici 2050, selon les projections des Nations Unies.
Une meilleure sécurité alimentaire
Aux États-Unis, 67% des calories produites servent à l’alimentation animale. Chaque calorie de viande absorbée par l’homme nécessite en effet 30 calories pour nourrir l’animal. Si l’étude d’Emily S. Cassidy et de ses collègues pointe cette “perte sèche” de calories pour l’homme et souligne les inconvénients de l’élevage, elle ne prône pas pour autant le végétarisme. Selon les chercheurs, lutter contre le gaspillage, modifier nos habitudes alimentaires (en privilégiant le porc ou le poulet plutôt que le bœuf, par exemple) et réduire la part de récoltes destinées à la production de biocarburants et à l’alimentation animale augmenterait la quantité de nourriture disponible pour tous. Un pas important vers une meilleure sécurité alimentaire.

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 (extrait de mon blog "le jardin de lulu", avril 2008)

Et si on mangeait moins de viande....?

On serait en meilleure sante : 2d00d76934a1b0dbd2806faa383380fa.jpg
Notre régime alimentaire, dans les pays riches, est généralement constitué de trop d’hydrates de carbones (sucres), de lipides (en particulier acides gras saturés, source de cholestérol) et de viande. La consommation régulière de viande est un phénomène récent qui contribue à augmenter le risque cardio-vasculaire, l’obésité, les rhumatismes.
Certaines études ont montré qu’il existe un rapport entre la quantité de viande rouge consommée et l’augmentation du cancer du gros intestin.
Diminuer sa consommation de viande, c’est rééquilibrer son alimentation en augmentant sa consommation de légumes, fruits, légumineuses et céréales.
Une alimentation équilibrée peut prévenir les cancers de l’estomac, mais également d’autres formes de cancer telles que cancer du sein, du poumon, de l’utérus, de la prostate par la consommation plus importante d’aliments protecteurs.
Rappelons que pour un adulte, la ration conseillée en viande est de 100 gr, 3 à 4 fois par semaine, en évitant les charcuteries riches en graisses…force est de constater que nous dépassons largement ce seuil… ! (La consommation est passée de 30kg à 100kg par an et par habitant en France soient 270gr par jour !!!)
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(causes de décès aux USA: 35% liées au surpoids!)

On pourrait nourrir tous les habitants de la planète : 57ed37030b88c2d68a1b11d542548367.jpg
Au niveau mondial, la consommation de viande par habitant a augmenté de 60% en 40 ans, alors qu’en parallèle, la population a été multipliée par 2, soient des besoins multipliés par 3,2.
En France, 65 à 70% de la surface agricole est consacrée à l’alimentation des animaux. Les cultures légumières et fruitières (hors vignes et pommes de terre) ne représentent que 2% des surfaces agricoles. Rien d’étonnant à cela lorsqu’on sait qu’il faut 10kg de céréales pour produire un kilo de viande et qu’il faut 5 fois plus d’eau pour produire des protéines de viande que des protéines de soja.
Vous l’aurez compris, la surface de terres cultivables sur la planète n’est pas assez grande pour produire de quoi nourrir tous ses habitants avec une ration excessive de viande…c’est donc le privilège des pays riches de se gaver de viande à en mourir (obésité, maladies cardio-vasculaires, cancers) alors que dans les pays pauvres, on meurt de faim et de soif en cultivant de quoi nourrir…nos vaches !
Vous avez dit crise alimentaire mondiale ?

On réduirait les émissions de CO2 :
A propos du réchauffement climatique, la production d’un kilo de bœuf engendre près de 80 fois plus de gaz à effet de serre que la production d’un kilo de blé et représente l’équivalent de 60km en voiture. En 2000, les émissions de CO2 attribuées à la production de viande atteignaient environ 7 millions de tonnes. Une réduction de 10% de la consommation de bœuf (compensée par la consommation de volaille) pourrait réduire les émissions totales de gaz à effet de serre de 0,9 millions de tonnes d’équivalent CO2. Si on plus, on remplace le bœuf par des protéines végétales, le score s’améliore encore… !
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(répartition des émissions de gaz à effet de serre par type d'activité dans le monde)

On pourrait tous manger bio : 8cba0c95126005889f8ec8ff34fc2ad6.jpg
Ces besoins démesurés nécessitent une production intensive, et donc l’utilisation massive d’OGM et de pesticides dont la neutralité sur la santé est loin d’être prouvée.(et je pèse mes mots !). Si nous acceptions de manger moins de viande, il deviendrait possible de tout manger bio : une perte de rendement de 50% (en France, le rendement du blé bio est d’environ 40 quintaux l’hectare contre 80 en agriculture intensive) serait tout à fait acceptable, et l’on pourrait se passer d’OGM et de pesticides. Nous nourrir ne coûterait pas plus cher, mais pour le même prix, et surtout pour la même surface cultivable, nous aurions une alimentation moins riche en viande (notamment en bœuf) d’environ 1/3 avec un bénéfice important tant pour notre santé que pour l’environnement.

On réduirait la pollution :
Les activités agricoles sont une source majeure de pollution de l’eau, en évitant cette pollution, on éviterait aussi les coûts afférents à la dépollution (parlez du prix de l’eau aux consommateurs de Bretagne, région pourtant bien dotée en eau !!!).
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(marée verte en Bretagne: prolifération d'algue verte dûe à la présence de nitrates)
L’utilisation massive de pesticides (rappelons que la France est le premier consommateur européen de pesticides) et d’engrais a des effets dommageables sur les écosystèmes, participe à l’appauvrissement de la biodiversité et à la disparition d’espèces vivant dans les rivières ou sur le littoral.

On pourrait réduire le chômage : e1380a61fb97b3a50054594f17c17f7d.jpg
L’agriculture bio est plus consommatrice de main d’œuvre que l’agriculture conventionnelle, à chiffre d’affaire équivalent. On peut donc imaginer qu’en payant plus cher ses produits, on réduirait la facture de l’assurance chômage et on offrirait au plus grand nombre la possibilité de sortir de l’assistanat et vivre dignement de son travail…
Tous paysans ? Bien sûr cela va à l’encontre de notre culture qui, depuis la révolution industrielle a considérablement dévalorisé le travail de la terre…travaux pénibles, isolement social, pauvreté intellectuelle…bien sûr…
Sauf que l’avènement du « tout industriel » montre aujourd’hui ses limites…notre société est malade du stress, on se suicide aujourd’hui au sein même de son entreprise, on rencontre des difficultés pour se loger dans nos villes surpeuplées et polluées…on aspire à un retour à la campagne, on vit de plus en plus loin des villes où l’on se rend pourtant pour travailler…et si on pouvait trouver une qualité de vie supérieure en vivant et travaillant loin des villes ?
Si vous avez des amis qui vivent d’une activité agricole, vous savez qu’on est bien loin de l’agriculteur du siècle dernier replié sur lui-même et arriéré…le travail de la terre est noble, les agriculteurs vivent, comme les citadins, à l’heure d’internet et du téléphone portable, évidemment ; la vie culturelle est très développée en milieu rural. En outre, cet environnement permet de créer facilement du lien social, on y vit « à échelle humaine », les personnes âgées n’y meurent pas seules dans leur appartement sans que personne ne s’en aperçoive, l’intégration sociale s’y fait mieux et les enfants ne « traînent » pas aux pieds des tours…
De quoi réfléchir à notre mode de vie…Vous avez dit "fracture sociale"?
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Mais concrètement, comment faire ?
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Mangeons moins de viande et en proportion plus de céréales, fruits et légumes, privilégions les fruits et légumes de saison et de production locale ayant une moindre pression sur l’environnement ‘engrais, pesticides).
Trop cher, le bio ?
Faites l’expérience…la viande, et en particulier la viande rouge pèse lourd sur notre budget alimentaire…en réduisant sa consommation, on pourra acheter en bio ce qu’on achetait habituellement en « conventionnel »…pour le même budget !
J’ai fait l’expérience cette semaine : j’ai acheté tous mes produits de base en bio, pâtes, riz, farines, légumes secs, tofu, fromages, laits (vache et soja) et œufs, et même sel…je n’achète que des produits de base, c’est vrai, mais je n’achetais pas ou très peu de produits manufacturés avant non plus. Cuisiner soi-même, ça fait plaisir, c’est créatif et épanouissant, c’est plus sain…et ça permet de réduire considérablement le coût et donc d’acheter de la qualité…ce n’est pas une question de temps, je travaille à plein temps moi aussi et ai toutes les activités d’une mère de famille…c’est juste une question de choix et d’organisation…je cuisine 2h le weekend end pour toute la semaine ou le soir, un jour pour le lendemain…
J’achète très peu de légumes (mais j’en achetais très peu aussi avant) puisque je fais pousser dans mon jardin de quoi nourrir ma famille…je fais des conserves pour l’hiver. Ceci est accessible à presque tous ceux qui ont la chance d’avoir un jardin : mon potager fait à peine plus de 20 m2.
Certains penseront que je suis une « esclave »…pas du tout…le jardin ne donne pas tant de travail et c’est un grand plaisir le soir, l’été en rentrant du boulot de passer une heure dehors au soleil à gratouiller son jardin de temps en temps…
Je ne passe pas ma vie à la maison entre jardin et fourneaux…pas du tout…je sors, je lis, je fais du sport et profite de mon petit mari, vois des amis, pars en vacances…bref la vie, quoi !!!
Pour en revenir à mes courses de la semaine…tout bio, donc cette semaine et sans acheter de viande (j’ai au congé largement de quoi tenir la semaine puisqu’on va en manger moins !)…et bien le budget est le même…peut-être un peu moins que d’habitude… !
A vérifier dans le temps…mais c’est encourageant…ça veut dire, comme d’habitude, que ce qui est bon pour la planète et pour ma santé l’est aussi pour mon porte-monnaie…ce serait dommage de s’en priver !!!
Vous aussi, faites l’expérience !!!

Mes sources (ou "pour aller plus loin"):
http://www.manicore.com/documentation/manger_bio
http://www.ecoconso.be/article286.html
http://soblogue.com/news/manger-moins-de-viande-par-solid...
http://consomacteurs.canalblog.com/archives/2006/07/19/23...
http://www.campagnesetenvironnement.fr/manger-moins-de-vi...
http://www.greentrade.net/fr/iverte/455.html
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2...
Idées recettes:
http://www.laplage.fr/boutic/bou_vpro.cgi?codepro=MMV04

Ensemble c'est mieux

Un grand merci à FR3  pour ce documentaire diffusé en "prime time"hier soir et qui fait vraiment du bien :

(cliquez pour re-voir le documentaire)

Echanges de services ou de savoirs, entraide entre générations, nouveaux commerces : aujourd'hui, partout en France, de nouvelles solidarités voient le jour. Des hommes et des femmes ont décidé d'agir en bas de chez eux, dans leur ville ou dans leur quartier. A Chambéry, «L'Accorderie» propose de s'entraider en fonction des compétences de chacun. A Saint-Nazaire, Cédric a installé des potagers en libre service. Jacques-Henri, Yann et Nicolas, étudiants en école de commerce, récupèrent des costumes pour les offrir à des demandeurs d'emploi. A Reims, une association propose à des jeunes de partager le logement d'une personne âgée.

Très sympa...un très bon moment ! Et puis, vous pensez comme moi, non ? C'est quand même le signe que ça commence à intéresser les gens ce genre d'initiatives, non ? Et ça c'est vraiment bon signe !! :)

Vivre sans travailler ?



Peut-on vivre sans travailler ??
Assurément oui…c’est ce que nous avons tous envie de répondre…on peut vivre sans travailler…nous connaissons tous des gens qui vivent sans travailler, à commencer par les retraités ou les chômeurs…

Nous pensons tous que nous serions plus heureux si nous avions plus de loisirs, si nous travaillions moins…

La véritable question nécessite d’expliciter ce que nous entendons par vivre, et ce que nous entendons par travailler…

Pour moi, vivre n’est pas seulement le contraire d’être mort…lorsque je parle de vivre, je parle de vivre pleinement, vivre des expériences agréables, enrichissantes, approcher le bonheur ou tout au moins l’idée qu’on s’en fait…ensuite travailler…le labeur, la pression ou l’ennui (c’est selon), la frustration…oui…mais aussi l’occasion de relever des défis, exercer nos compétences et les développer…

La plupart d’entre nous sommes dans l’obligation de travailler pour subvenir à ses besoins et rêve de travailler moins, d’avoir plus de loisirs. Cependant, une enquête sur le bonheur a montré que les circonstances où les personnes ressentent le plus de bonheur ne sont pas les moments de loisir…mais les moments où ils travaillent…

Le bonheur aurait 3 composantes : le plaisir, le sens et l’engagement dans l’action…

Une des choses qui nous rend heureux, est de nous engager dans une action qui va nous absorber complètement, au cours de laquelle nous allons « nous laisser emporter par le flux »…au point de nous oublier nous-mêmes, oublier le temps qui passe, la faim, la soif…des expériences dites « autotéliques », c'est-à-dire où nous sommes totalement absorbés, tendus vers un but…

Nous vivons tous des expériences de ce type, lorsque nous sommes concentrés sur la réalisation d’une tâche quelle qu’elle soit…il peut s’agir de rédiger un texte, gravir un sommet, réaliser une nouvelle recette de cuisine, peindre…des expériences au cours desquelles la tâche n’était pas forcément aisée à réaliser mais constituait une fin en soi. Des études ont montré que le plaisir procuré par cette expérience de flux constituait la principale motivation à poursuivre l’action qui le provoquait…alors qu’on se serait attendu à ce que la motivation tourne autour du besoin de reconnaissance, de la satisfaction du devoir accompli…etc.

Personnellement, je suis attirée par des tâches intellectuelles…et je ressens une grande satisfaction à m’absorber dans une lecture difficile ou pas, à la recherche de documentation sur un thème que je connais mal, à la rédaction de notes de synthèses ou d’articles narratifs…cette satisfaction, je la trouve bien dans la réalisation de la tâche elle-même…puisque ce sont des activités qui « ne servent à rien », que je pratique par pur plaisir, pour moi-même et que je n’en tire aucun bénéfice extérieur, puisque mes textes ne sont la plupart du temps lus par personne et que je n’ai pas non plus l’occasion de me mettre en valeur en parlant de mes lectures en société…

Je découvre avec satisfaction que des psychologues ont étudié ce phénomène, dans le cadre des recherches menées par le courant de la psychologie positive depuis les années 90. Ce type d’expériences porte même un nom : « l’expérience optimale »…la plus à même de procurer du bonheur !

Sous quelles condition une activité, quelle qu’elle soit, peut-elle nous permettre de vivre « une expérience de flux », « une expérience optimale » ?

Les études ont montré que, les conditions nécessaires pour « entrer en flux » sont d’une part les défis et des opportunités d’agir qui sollicitent nos compétences sans les inhiber et des objectifs clairs et un feed back immédiat à propos des progrès effectués dans l’accomplissement de ces objectifs.

Sans ce feed back, les personnes ne peuvent éprouver l’expérience du flux, tout simplement parce que celle-ci est une suite d’instants qui, ajoutés les uns aux autres, vont produire une continuité. Il faut pouvoir être rassurés à propos de l’instant précédent pour avoir envie de s’engager dans le suivant…

Concernant la nature des défis : il est essentiel que leurs exigences soient en rapport avec les compétences naturelles des individus. Lorsque ces exigences sont trop élevées, elles provoquent peur et anxiété. Lorsqu’elles se situent en deçà des aptitudes de la personne, elles provoquent un état de relaxation qui débouche rapidement sur un sentiment d’ennui.

Le flux dans lequel nous nous laissons emporter provoque, à chaque fois, une sensation plaisante, et le défi relevé nous apporte une gratification : nous avons le sentiment d’avoir « travaillé » à nos pleines capacités.